Voici une anthologie en cinq recueils sur les "airs à danser" puisés dans les formes lyriques françaises depuis Lully jusqu’à la Révolution. Le tout arrangé pour duos, trios, quatuors et même quintettes de flûtes traversières, utilisant systématiquement la flûte Alto pour la partie basse. Ainsi les entrées sont-elles multiples pour aborder ces pièces qui constituent un lien naturel entre les deux grandes origines du discours musical : le geste et la parole.

La danse, bien-sûr. Depuis le vieux Ballet du Roy de Lully où il est question d’amour, jusqu’à la ty- rannie d’un certain Denys chez Grétry, ce n’est qu’un défilé de gavottes, bourrées, chaconnes, menuets, gigues, pavanes, passepieds, canaries, passacailles, rigaudons, musettes, forlanes, tambourins, siciliennes, hornpipes (cherchez l’intrus !), tricotets ou autres cosaques.

L’opéra, ensuite. Nous y voyons l’évolution des formes lyriques françaises depuis la Tragédie lulliste, apothéose de la prosodie de la langue française (inventée par un florentin !) et traitant essentiellement des histoires d’amour, gloire et beauté de l’Olympe, jusqu’à l’Opéra comique du belge (!) Grétry à la fin du XVIIIe siècle, pure expression d’un style léger sur des sujets de la vie courante. En passant par l’Opéra-ballet où la danse reprend le dessus et inventé par Campra, cet autre français d’origine ita- lienne (décidément !). Sans oublier Rameau, instigateur de la fameuse Querelle des bouffons qui l’opposa à Rousseau, et ardant défenseur du style français donnant toujours donné la primauté au poème et donc à la prosodie en refusant le bel canto (littéralement beau chant à l’italienne où la virtuosité vocale prime). Sans oublier non plus l’allemand Gluck qui fit la synthèse des styles, européen avant l’heure, en inventant sa Tragédie-opéra lors de son passage à Paris (dix années, quand même !).

L’histoire enfin puisque nous passons, entre 1657 et 1794, de l’Ancien Régime dans sa version la plus pure et dure à la Révolution, dont l’opéra s’empare avec Gossec et son Triomphe de la République où il magnifie le peuple dans sa victoire sur l’anglais en Amérique du Nord au fameux camp de Grand-Pré (installé dans une église !).

De l’Amour, donc, à la Tyrannie, parce que, heureuses ou contrariées, les flèches de Cupidon et leur cortège de petits désordres restent le fond de commerce des librettistes de l’époque.
Bref, un vivier de pièces d’auditions utiles dans des projets de classe comme d’école !

De l'Amour & autres Tyrannies 4 • GLUCK

SKU : YLC011
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  • Contenu

    36. ERNELINDE Rigaudons (3 flûtes)

    37. L'UNION DE L'AMOUR ET DES ARTS Rigaudons (3 flûtes)

    38. IPHIGÉNIE EN AULIDE Passepied (3 flûtes)

    39. IPHIGÉNIE EN AULIDE Cosaque (3 flûtes)

    40. IPHIGÉNIE EN AULIDE Menuets & Tambourins (4 flûtes)

    41. ORPHÉE ET EURYDICE Menuet (4 flûtes)

    42. ORPHÉE ET EURYDICE Air de ballet (3 flûtes)

    43. ORPHÉE ET EURYDICE Gavotte en Rondeau (4 flûtes)

    44. ORPHÉE ET EURYDICE Air de ballet (4 flûtes)

    45. ALCESTE Air de ballet (4 flûtes)

    46. ALCESTE Gavotte (3 flûtes)

    47. ARMIDE Sicilienne (3 flûtes)

    48. IPHIGÉNIE EN TAURIDE Ballet (4 flûtes)

  • Niveau

    Cycle II